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On nomme généralement le bijou, « un petit objet précieux » mais le bijou berbère se distingue tellement qu’elle ne peut pas s’encadrer dans cette définition ; c’est un bijou de grande taille qui peut parfois peser plus d’un kilo.

L’origine ceux bijoux berbères remonte aux temps les plus anciens. Comme la femme égyptienne ou celle carthaginoise, la femme berbère éprouva tout d’abord  le besoin d’orner la coiffure et les vêtements. Cette chose finit par l’apparition des aiguilles en métal et on peut dire que l’aiguille a été le premier bijou de la femme berbère. A ce besoin pratique s’allier au bon moment le désir de la parure qui a nait l’art des bijoux. La tenue de la femme berbère représente moins les vêtements que l’assemble des bijoux qui sont l’objet de toute son attention. Ce qu’étonne quand on voit une femme berbère est la simplicité des vêtements par comparaison à la richesse des bijoux : sur la poitrine, deux agrafes sous forme de triangle, larges comme une main, liées d’une chaine solide, au cou plusieurs colliers multicolores ou l’argent, le corail et l’ambre s’harmonisent dans les tonalités d’émaux bleu, jaune ou vert ;deux boucles d’oreille pendent sur les épaules, soutenues par un fil dissimulé sur la coiffure ; des pendentifs ronds tombent sur le front à la naissance des cheveux et quand la fortune de la famille permet, une diadème brillante viens comme une couronne ceindre la tête de ces femmes hiératiques belles et nobles comme des reines.

Les berbères préfèrent l’argent mais la raison n’a rien à faire avec la pauvreté ;le Prophète Mahomet désapprouvait les bijoux en or mais par le propre exemple permettait l’utilisation des bijoux en argent. L’argent est privilégié pour la couleur blanche. Symbole de la pureté, cette couleur apporte la chance, offre protection contre les influences maléfiques. L’orfèvrerie berbère est un art-artisanat qui sculpte le métal en lui donnant des formes presque magiques, en couleurs vifs ; la diversité des bijoux berbères est difficile à imaginer, on remarque cette chose aussi à la jeune marrie dont le trousseau peut avoir plusieurs coffres aux bijoux. Du patrimoine familial touareg ne manquent pas : des colliers riches en ornements : verre, ambre, corail, pierres précieuses, des bracelets divers soit ronds et simples soit rondes incrustés aux pierres et fermes avec une chaine, des boucles d’oreille, des bagues, des paires de grandes broches (avant la broche était offerte aux femmes qui avaient des garçons) et bien sur la célèbre croix du sud.

Beaucoup de pages ont été écrites pour clarifier l’origine de cet ornement ; quelques chercheurs pensent que l’origine remonte aux temps des pharaons tant que des symboles identiques étaient trouvés dans les endroits fréquentés par les caravanes qui assuraient les échanges entre l’Egypte et le reste de l’Afrique ; les crois éthiopiennes en sont un exemple plausible ; d’autres chercheurs lui accordent des origines chrétiennes.La croix du sud ou Iferwan été exclusivement un symbole des hommes et été transmise du père au fils, à l’âge de la puberté en disant : « mon fils, je te donne les 4 coins du monde, car on ne sait pas ou on va mourir », allusion au nomadisme traditionnel. Les croix du sud, 21, sont généralement tenues comme symbole de l’appartenance à une ville, village ou tribu. La nomination de croix, attribue par les européens, est arbitraire et n’a pas un équivalent dans la langue des touaregs (tamachek).

De tous les bijoux berbères, la fibule berbère offre la plus grande diversité. Cet ornement se compose d’une plaque en métal finie par une agrafe à la base du quelle on trouve un cercle qui a le rôle de fixer ensemble deux morceaux de matériel. On trouve la fibule dans une variété de formes : petites, grandes, ovales, triangles, parfois rondes, enrichies d’émaux, mais toujours par paires et unies d’une chaine du quel sont suspendues des amulettes.

Chaque bijou est un message qui porte un symbole. C’est le cas du talisman sous forme de main de Fatma. La représentation de la main sous toute forme est millénaire ; la main est le symbole de la créativité et protège ; les 5 doigts bannissent par leur force toute l’énergie négative et protège les gens et les endroits.La main de Fatma ou « khamsa », cinq dans la langue arabe, prouve le pouvoir protecteur renforcé par le symbole des chiffres. La chiffre cinq est un nombre sacre, magique. Les cinq doigts de la main représentent le Prophète Mahomet et les quatre femmes parfaites : Fatima (la fille du Prophète), Khadija (la femme du Prophète),Marie (la mère de Jésus) et Asiya (la princesse égyptienne qui a accueillit Moise).Simple, décorée aux motifs floraux, géométriques ou pierres précieuses, la main porte-bonheur reste un bijou très répandu.

Par la maitrise de l’art berbère, la nativité charmante, le souvenir des générations passées et l’empreinte du temps dont l’imagination veut se rappeler, les bijoux berbères restent le symbole des traditions dont le gardien est la femme berbère.

 

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